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  • : Blog d'expression libre... La bile est une métaphore de notre écoeurement face au monde, que nous considérons comme malade. Comme un corps social malade. C'est l'expression de la nausée que nous produit une société qui s'aveugle dans sa propre violence... Des textes, parfois poétiques, toujours engagés, des vidéos, ou juste du son...
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La citation du jour

Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson. Alors ils se rendront compte que l'argent ne se mange pas. 

Sitting Bull.

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Droit de réponse

Pourquoi La Bile ?

Tout d'abord, parce que c'est une métaphore. La métaphore du corps malade, du corps social malade à en vomir. La bile est une sécrétion verdâtre que l'on expulse quand on n'a plus rien d'autre dans le bide que ses tripes et ses boyaux. La bile est acide, corrosive et elle irrite la gorge. 
Ensuite, parce qu'écrire est une nécessité tout aussi impérieuse que le hoquet. Un besoin de soulagement après un haut-le-coeur... Et comment ne pas être pris de nausée face à l'indifférence devant un monde autodestructeur. Face à notre propre impuissance à infléchir le cours d'une histoire absurde tant elle s'aveugle dans sa propre violence.
Enfin, parce que nous avons connu dans notre chair le goût âcre et amer de cette substance. Parce qu'elle s'est nourrie du stress et de la pollution du monde. Parce que nous avons appris à vomir debout. Parce que nous voulons et nous devons dire librement ce que nous pensons. Et que c'est urgent. 
Vive la liberté ! vive l'anarchie !
 

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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 10:55

Voilà un petit texte à propos de TV Bruits, une web-télé associative. (Vous retrouverez également cette présentation sur le site de TV bruits.)


Nous sommes en l’an 2 après Sarkosy. Tous les médias sont obnubilés par le Profit. Tous ? Non ! Un média alternatif peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur…

Encerclé par les camps retranchés de Copiconfurm, Unpeudopium et Censurarium, TV bruits semble mener une existence tout ce qu’il y a de plus paisible. Paisible ? Pas tout a fait… Car si nous y regardons de plus près, les villageois qui composent cette web-télé associative ressemblent plutôt à une tribu de guerriers susceptibles, bagarreurs et indisciplinés. Ils passent d’ailleurs une bonne partie de leur temps à se disputer entre eux et n’arrivent à se mettre complètement d’accord que lorsqu’il s’agit d’aller taper sur les politiques ultralibérales d’exclusion. D’ailleurs, ce qu’ils préfèrent, après la cervoise et le sanglier rôti (sans hormones ni O.G.M.), c’est l’agitation sociale. Bref, ils n’ont peur que d’une chose, c’est que leurs rêves leur tombent sur la tête.

 

A la différence des gros médias… Gros !?! Qui est gros ?

Comme je disais donc, à la différence des médias un peu trop institutionnalisés, TV bruit ce veut un média participatif et citoyen qui redonne la parole aux oubliés, aux exclus, aux sans voix. Un média qui se refuse à manger dans la main des capitalistes illuminés et préfère leur chier dans les bottes. Bottes dont le bruit semble d’ailleurs rendre sourd leurs propriétaires… Ils sont fous ces capitalistes !

 

Mais comment font-il, ces sympathiques agitateurs, pour résister encore et toujours à l’envahisseur ? Pour cela, ils ont un secret. Leur druide, Onfésanfrix, leur concocte une potion magique, à base de cotisations et de donations solidaires, qui les rends invulnérables aux armes de leurs ennemis capitalistes : la publicité et l’audimat.

 

Et comme à coutume de dire Espricritix leur chef : La télévision… Arrêtez de la regarder, faites là ! Par Synopsis.

 

Anarchix

 

 

Par La Bile - Publié dans : société
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 11:07
Lundi matin. Je démarre la semaine par une pénible revue de presse. A la lecture des premiers articles, me vient rapidement un sentiment d'apathie, d'ennui et presque de dégoût. Je m'efforce cependant de continuer ma lecture en surmontant la fatigue qui m'envahit peu à peu. Comment les principaux médias français peuvent-ils susciter chez moi un tel désintéressement ?

Après une bonne demi heure d'une somnolente méditation, j'ai tout à coup l'impression d'avoir mis le doigt sur ce qui ne colle pas. Naviguer sur les pages internet des quotidiens français traditionnels me replonge au coeur du métro, où chaque matin, je suis confronté aux titres racolleurs des gratuits, aux lieux communs des usagers et aux inombrables fautes de français qui inondent de plus en plus notre environnement.

Je ne citerai aujourd'hui qu'un journaliste de libé qui, dans un article consacré à la violente manifestation d'un groupe d'ultra-gauche à Poitier, parle du "transfèrement" d'un prisonnier d'une prison à l'autre.
Ceci dit, là n'est pas l'essentiel du problème. Ce qui me choque le plus c'est cette volonté de la part des journalistes de s'abaisser en permanence au niveau du "français moyen". Comme si c'était un gage d'humanisme et comme si, au contraire, l'expression claire d'idées élevées, mûrement réfléchies et méthodiquement argumentées etait le gage d'une volonté élitiste.

Quelle logique y a-t-il à polémiquer vainement et de manière politiquement corecte sur l'affaire "Mittérand" ou "Polansky".
Pourquoi la plupart des journalistes s'en remettent-ils à l'avis des "français" ou à celui des célébrités qui prendraient parti.
Pourquoi si peu prennent-ils leurs responsabilités pour dire : C'est déguelasse ce qu'a fait Polansky, et surtout c'est condamnable. Pour dire qu'il existe une justice et qu'elle doit-être rendue quoi qu'en pensent les français et les stars qui semblent les représenter. Maintenir des relations avec des mineurs est puni par la loi. Que Polansky soit donc puni. Sauf s'il existe un délai de prescription. Dans ce cas qu'on lui foute la paix et qu'on s'interroge sur notre code civil. Mais intelligeament, sans préciptiation ni émotions liées au caractère sensationnel de telle ou telle affaire.
Il en va de même pour Mitterand. Prouvons donc d'abord que les prostitués auquel il a eu recours étaient mineurs. Tant que cela n'est pas fait, foutons lui aussi la paix.

Les articles se suivent : Sarkozy Jr. parachuté à la présidence d'un grand groupe de gestion urbaine. David Douillet candidat UMP... Voilà le visage qu'elle à la politique française. Une mascarade orchestrée par des pantins asservis au mythe du profit. Un piètre spectacle ponctué de oh ! et de ah ! collectifs. C'est décadent.

C'est du plus profond du coeur que j'en appelle donc à prendre conscience du besoin urgent de politiquement incorrect comme de réflexions critiques et réfléchies.
Le modèle franchouillard abreuvé de TF1 et autres conneries ne dois pas être sacralisé. Quand on est con on est con.
Or même un con a voix au chapitre, c'est le principe de la démocratie. Luttons donc pour l'élévation intellectuelle et non pour ce conformisme puant. C'est ce qui c'est appelé l'émancipation de l'individu par la culture.

Elle peut trembler la douce France, à l'idée que la grande masse qui la compose redécouvre un jour ce que veut dire esprit critique et faculté de penser. Et par là-même le libre-arbitre, si proche de l'auto-détermination.

Nico 
  

 

Par Desnèfles - Publié dans : politique
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 22:18

Quelle ne fut pas ma joie ce doux matin d'automne, d'apprendre que tu avais été récompensé par le prix Nobel de la paix.
Je tenais à te féliciter personnellement de cette récompense justement méritée. La noblesse de ton engagement n'en est que plus caressée. Et je suis sûr que tu ne t'en enorgueilliras pas démesurément. Je me souviens de tes premiers pas à la présidence où un rien t'intimidait, où tu n'était pas encore bien sûr de la politique que tu allé mener, ou on te reprochait ouvertement ton immaturité et ton inexpérience. De tes grandes promesses pré-électorales, de ton engagement pour reconnaître le génocide arménien. Au fait, tu en est où avec cette histoire? Et le problème Afghan? Ça avance? Pourquoi as-tu encore envoyé des renforts là-bas? Le contrôle du pipeline est-il si important pour les intérêts de ton pays? Et en Amérique latine? Ça a l'air d'être un gros bordel? Dis donc, il te faudrait calmer le jeu. Tu vas te retrouver avec l'UNASUR (Union des Nations Sud-Américaines) sur le dos à cause de tes nouveaux accords militaires avec la Colombie. Ils ont l'air assez énervés que tu aies obtenu d'y construire sept bases militaires. Cela ne t'as pas suffit de devoir abandonner ta base militaire en Equateur? Tu es déjà interdit de stationnement militaire au Venezuela, en Bolivie et au Nicaragua... Tu devrais quand même faire attention Barack. Tu sais que je t'aime bien et qu'une majorité mondiale te soutient. Ne va pas les décevoir. D'ailleurs, j'ai entendu ton discours ce matin:
 

"Pour être honnête, je n'ai pas l'impression que je mérite de me retrouver en compagnie de tant de personnalités qui ont transformé leur époque et qui ont été récompensées par ce prix."
 

Tu manques un peu d'assurance Barack. En même temps, je te comprends. Tu mènes un peu sur tous les fronts. Et puis, tes obligations présidentielles ne te permettent pas vraiment de faire valoir la paix à tout bout de champs.

Pour finir donc, je te félicite une nouvelle fois et te demande de prendre gare. Ne pourrait-on pas imaginer une manipulation politico-économique pour pouvoir te démériter ce titre Barack?

 

Bien à toi mon ami  

Ben 

Par Desnèfles - Publié dans : politique
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 22:58

Des chercheurs mexicains publient aujourd'hui une étude démontrant que le vaccin de la grippe saisonnière réduirait considérablement (environs 40%) les chances de contracter le virus de la grippe H1N1. 

La plupart des études parues jusqu'à lors montraient que les vaccinations habituelles ne protégeaient pas ou peu contre le nouveau virus, éloigné des formes classiques de la grippe... 

Un joli pied de nez pour les laboratoires producteurs du vaccin contre la fameuse grippe !

Ben 

 

 

Par Desnèfles - Publié dans : société
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 22:37

 En 1874, Leon Walras, démontre dans Eléments d'économie politique pure que la libre concurrence et la flexibilité des prix conduit nécessairement à un équilibre général. On prouvera peu de temps après que cet équilibre est optimal. Walras pose ainsi les bases de recherches et d’applications visant à modéliser les rouages d’une économie de marché.

Notons tout d'abord que cet axe du libéralisme, le libéralisme néo-classique est le courant absolu qui dirige aujourd’hui notre économie. Il est l’essence même de tous les mouvements économiques contemporains. Mais sur quoi se base donc ce fameux équilibre général ? Dans un soucis de stabilité du marché, plusieurs contemporains de Walras soutiennent l’effet bénéfique du libre-échange. En effet, pour l’école autrichienne, tout ensemble d'échanges librement consentis améliore la situation de tous ceux qui y ont participé. Plus précisément, si l’un des protagoniste n’est pas satisfait des termes de l’échange, celui-ci le refuserait. Par conséquent, la liberté des échanges garanti une situation préférable à la situation initiale pour chacun des différents protagonistes. Allant même jusqu’à affirmer que dans le cadre du marché, le libre-échange oriente les individus vers des activités jugées les plus utiles pour la société.
(Je vous laisse digérer...)

La grande opposition des différentes branches du libéralisme se situe au niveau de l’intervention de l’état dans le processus de concurrence. Le libéralisme économique (n’oublions pas qu’il s’agit initialement d’une pensée philosophique) trouve 6 conditions à l’équilibre optimal :

1/ L’atomicité des agents. Aucun des acteurs n’est suffisamment puissant pour, de son seul chef déséquilibrer le marché.

2/ La rationalité des acteurs. Chaque acteur possède un baromètre de satiété. Plus il engrange plus il est content. Son seul but : engranger plus encore.

3/ L’homogénéité du produit. Le prix est le seul caractère qui détermine un produit : Tout les produits sont identique, seul le prix les définit.

4/ La transparence du marché

5/ La libre entrée sur le marché. Seul le prix décide les agents à entrer sur le marché et aucune autre barrière juridique (brevet), technique (savoir-faire) ou économique (capitaux) ne s’y oppose.

6/ La mobilité des facteurs. les acteurs peuvent librement réorienter leurs capitaux vers les secteurs les plus rémunérateurs.

L’éloquence d’une telle absurdité me subjugue. Notre société est basée sur un leurre. Et elle persiste ! Alors que nous commençons enfin à percevoir les conséquences d’un système véreux, les gouvernements européens et étasuniens introduisent de l’argent public dans la pomme, comme ultime tentative de maintien d’un système bancal, dirigé par les grands groupes financiers se targuant, de surcroît, de modernisme. Le ver n’en sera que ravi. Et le jour où tombera la pomme, malgré le coussin de soie déposé avec soin sous son ombre, en plus d’être tâché indéfiniment, plus un pépin ne germera.

Ben 

Par Desnèfles - Publié dans : économie
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 11:37
Après le meurtre d'une joggueuse, assassiné par un criminel -délinquant sexuel- récidiviste, le débat sur la remise en liberté des condamnés ainsi que sur l'accompagnement thérapeutique de ces derniers, pendant et après leur incarcération, est remis à l'ordre du jour. La proposition qui se discute aujourd'hui est celle de la castration chimique volontaire ou imposée. L'idée de la castration chimique, se présentant comme une solution simple et efficace, présente le défaut de masquer la complexité d'un débat qui fait appel à des notions d'éthique, de déontologie, de projet social et de justice.

Le débat étique pose tout d'abord la question de l'intégrité du condamné. La loi du talion n'étant pas celle de l'état français, l'argument que l'accusé n'a pas respecté l'intégrité de sa victime et que, par conséquent, l'état puisse lui rendre la pareille avec toute sa légitimité institutionnelle me semble irrecevable. 

Ensuite, la castration chimique est un acte médical que seuls peuvent appliquer des médecins, tenus par le serment d'hippocrate qui les engage, entre autres, à ne pas soigner un patient contre sa volonté. Après avoir tenté de transformer les éducateurs en indics, l'état souhaite-t-il vêtir nos médecins de l'habit de bourreau et ainsi transformer la société en un immense dispositif judiciaire ? Je pense que l'accompagnement thérapeutique est un complément indispensable à l'application de certaines peines de justice. Mais je pense que cela tient de la collaboration volontaire de différentes parties. La justice devant tenir compte et se responsabiliser elle-même du bon fonctionnement, ou non, de cet accompagnement.

En effet, la prison doit-elle être considérée comme le simple instrument d'une justice punitive et de vindicte ? Ou au contraire comme un instrument de protection sociale (y compris des condamnées) qui trouve donc sa place dans un ensemble de mesures tendant à minimiser au maximum les risques pour le corps social. Par ailleurs, cette problématique se prolonge dans celle, non pas du pardon, mais de la réhabilitation des condamnés. En effet, il me parait que la justice a le devoir, tout autant que de protéger ses citoyens, d'oeuvrer au maximum pour la réhabilitation des condamnés. Et dans ce sens, la castration chimique, seulement en tant qu'outil thérapeutique, est un élément qui peut légitimement être pris en compte dans le débat.


De ce fait, il me semble choquant qu'un député puisse tenir un tel langage : "Nous devons profiter de ce fait tragique pour mettre en place cette solution qui a fait ses preuves" député UMP Yves Nicolin. 
Une décision politique de ce type peut-elle être prise à chaud, dans la précipitation d'un débat rendu confus par l'émotion légitime que suscite le décès d'une victime ?
Cher M. Nicolin, permettez-moi de considérer que vous n'avez pas été, en tenant ces propos, à la hauteur de votre charge car celle-ci mérite d'être conscient de l'importance de l'accomplir avec raison et discernement. De plus, il me semble indigne d'instrumentaliser la douleur d'autrui, quelques soient les bonnes intentions qui vous animent.  

J'en appelle donc a toute la communauté politique à agir, sur ce sujet comme sur tous les autres, en prenant le temps de réfléchir sereinement, non seulement aux moyens à mettre en oeuvre pour assurer la protection de la société, mais surtout au projet humain qu'impliquent leurs décisions.

L'Etat se doit, en tant que référence fondamentale, d'agir avec humanité, respect, intégrité et optimisme. Sinon le peuple aura le devoir légitime de refuser l'autorité d'un modèle malsain qui oeuvre à sa propre perte.

Nico 
Par La Bile - Publié dans : société
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 20:52
Aujourd'hui, je découvre dans tous les médias le résultat de la "votation citoyenne" sur la privatisation de la Poste...
Je m'interroge une seconde... Doit-on dire "votation" ou "vote" ? Ce néologisme reflète-t-il une synthèse du vote et de la consultation  ou est-ce une manière de le différencier d'un référendum institutionnel ou encore d'une élection.
Que celui qui pense pouvoir le faire n'hésite pas à répondre pour nous apporter son  éclairagement.

Nico 
Par Desnèfles - Publié dans : société
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 19:22
Un vibrement dans le ventre
me dire que je suis libre
de te sentir mon amour
partout.
De te sentir mon amour.
Si les choses étaient simples
rien n'aurait plus de sens
que de te dire comme on espère 
que le dernier pétale
providence de nos coeurs lâches
Puisse décrire sans mots
Se dessinant sur nos lèvres
transpirant de nos âmes
Simple comme un papillon sans nom
Ces doux mots qui m'engagent
Dans un bonheur intangible...
je t'aime....
Ben
Par Desnèfles - Publié dans : poésie
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 19:20
Un jour, sur la lune, avec mes mains usées, j’arracherai les quelques larmes de mon passé, ancrées là depuis des lustres et dedans, je pourrai voir l’image d’un homme heureux.

Ben
Par Desnèfles - Publié dans : poésie
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 11:25

Chaque jour, je constate de plus en plus de fautes d'orthographe dans les journaux et les différents médias. Ces fautes, peut-être sans conséquence directes, sont en fait le reflet d'une dégradation généralisée de la vie intellectuelle française. La multiplication des blogs, dont celui-ci fait bien sûr partie, ainsi que des médias bâclés, d'extrême consommation, comme le 20 minutes ou MSN, ont totalement dénaturé l'acte d'expression, acte qui se doit intellectuel et responsable. Alors, au risque de passer pour un réactionnaire élitiste, je prends le parti de répondre à un lieu commun qui m'exaspère, surtout quand il vient d'acteurs de la communauté éducative ou de futurs candidats à la fonction enseignante : l'orthographe serait un outil de reproduction des élites qu'il vaudrait mieux supprimer par une réforme qui permettrait enfin d'écrire le français tel qu'on l'entend.  

En guise de préambule, une petite considération d'ordre général : Comme presque tous les secteurs de la société actuelle, l'éducation est en crise. Du Primaire au supérieur, personne n'est épargné. Ni les étudiants de l'université de Toulouse 2-Le Mirail, après une année ubuesque, ni les professeurs de maternelles, en sursis, ne vous diront le contraire.  Le problème est en partie politique, il pose les questions de la privatisation de l'éducation et de la marchandisation du savoir, mais également sociologique. Sous des glissements sémantiques insidieux, qui nous font passer de l'acquisition du savoir à l'acquisition de compétence, se cache une réalité condamnable : la volonté d'une société d'accepter et de maintenir un ordre social injuste et reproduire de la manière la plus endogène possible ses élites.

Mais quand est-il de l'orthographe dans tout ça ? En effet, avec son pouvoir de discrimination évident, l'orthographe semble le coupable idéal et le premier outil de cette reproduction des élites qu'il faudrait abolir. Il est, en effet, facilement démontrable qu'une lettre de motivation écrite en bon français et sans fautes d'orthographes ouvrira plus et de meilleures portes que la même lettre parsemée de quelques incorrections. Or, cette correction semble effectivement l'apanage d'une certaine élite. 

Soit, mais qu'adviendra-t-il si une profonde réforme de l'orthographe voyait le jour ? Il est vrai que l'on ne pourrait plus taxer d'incorrects les écrits des classes scolairement défavorisées, mais les élites accepteront-elles de s'aligner par le bas ?
Ce qui est le plus à craindre, à mon sens, est de se retrouver dans une situation proche de celle au moyen-âge, où le latin était une langue écrite, un langue de pouvoir et d'exclusion, par opposition à la langue vulgaire, celle du peuple.
Bien-sûr, l'écart entre le français orthographique et le français réformé n'égalera pas celui qui existait entre le latin et la langue vulgaire. Néanmoins, nous devons prendre en considération le risque de voir, dès les premières générations d'élèves soumis à cette réforme, les personnes ne bénéficiant pas d'un apprentissage optionnel ou familial du français orthographique, en plus de jeter leurs dictionnaires, perdre la "compétence" qui leur permettrait de lire dans le texte tous les ouvrages de la culture universelle qui ne seraient pas adaptés. Même le Petit Prince ou la poésie, pourtant populaire, de Prévert deviendraient alors inaccessibles à des individus n'ayant plus la pratique et l'entraînement pour lire cette langue écrite.

Vous me direz que, comme le Quichote de Cervantes a été adapté à l'espagnol moderne, les Misérables, Zazie dans le métro ou même Harry Poter seront vite adaptés et réédités. C'est vrai, mais nous serons de nouveau dépendants de priorités économiques qui détermineront quels ouvrages seront commercialement dignes d'être offerts au grand public. Bref, je crains que ce genre de réforme ne nous éloigne encore un peu plus de notre propre culture, qui pourtant est un patrimoine plus que précieux.
Et après tout, ne pouvons-nous pas prendre en considération qu'écrire n'est pas seulement une compétence, un média matériel de communication, mais bien un art dont la richesse n'a jamais nuit à son utilité. Bien au contraire.

Nico

Par Desnèfles - Publié dans : société
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 14:42
Après des mois de préparation physique, quelques tentatives d'intimidations par des déclarations à la presse et un premier round d'observation, nous pouvons dire que le match pour le titre entre Nicolas "Karsher" Sarkozy, dit aussi "La Teigne" -champion en titre- et Dominique de Vil-Pin-dans-ta-Gueule, alias "Fausse-Patte" -chalenger en quette de sa revanche- est entré dans le vif du sujet.

Le premier round, manquant un petit peu de rythme, est resté très technique. Les adversaires se sont maintenus à distance de l'allonge, s'alertant mutuellement par quelques remarques sur les statuts et la légitimité de chacun, malheureusement plus cinglantes que pesantes. Les deux camps ont abordé le match sans prendre de risques réels et en fondant leur stratégie sur l'arbitrage et le décompte des points. A ce jeu, Vil-Pin-dans-ta-Gueule s'est montré plus brillant ! Il a récité une boxe d'école basée sur des "je veux que la justice puisse agir rapidement...", "je n'ai rien à cacher", ou encore "Je suis ici par l'acharnement d'un seul homme" que "Karsher"" Sarkozy a encaissé stoïquement, en rendant les coups presque par principe : "Le président n'est pas au-dessus des lois, il n'est pas en-dessous non plus...",  "Maintenant, que les prévenus s'expliquent et que les juges décident !"

En revanche, le 2ème round à peine lancé, "Karsher" Sarkozy s'est montré plus agressif, espérant ainsi prendre le combat à son compte et imposer sa stratégie d'usure par son arrogance légendaire, son médiatique jeu de jambes en l'air et quelques coups bas. Heureusement Vil-Pin-dans-ta-Gueule n'a pas baissé la garde. Pris dans les cordes médiatiques, il a habilement contourné son adversaire pour l'amener dans le coin de ses supporters. Ces derniers ont immédiatement sifflé en découvrant un vilain geste anti-sportif de "Karsher" Sarkozy. Celui-ci n'ayant pas hésité, profitant de la confusion, à taxer son adversaire de "coupable" alors que la cloche des arbitres était restée muette. Les supporters de Vil-Pin-dans-ta-gueule sont joujours, à l'heure ou nous écrivons, en train de crier à la présonption d'innocence. Alors que de leur côté, les Sarkoziste reprennent en coeur leur chant partisan : "Le roi des cons sur son trône..."

Même si cette première décision de l'arbitrage pourait favoriser notre challenger, celui-ci a d'ores et déjà compris que le combat sera très accroché et qu'il ne pourra se contenter de ses qualités techniques et physiques. Il devra surement jouer le jeu de son adversaire et accepter de se salir les mains en abaissant son niveau de frappe là où ça fait mal.

Dans ce match le public pourait se faire déterminant et influencer les décisions de l'arbitre, représentant d'une justice à deux vitesses. Les deux candidats au titre boxant en "pros" depuis longtemps, la question de la comparution immédiate ne s'est evidemment pas posée. Il est evident que l'intérêt d'un match de cet enjeu ne tournera pas autour de petites décisions d'arbitrages secondaires mais bien autour de l'avenir de la politique française. Devrons nous encore déplorer le jeu surfait, poseur et hypocrite de nos politiciens ? Verrons nous encore une fois ce magnifique sport qu'est la politique professionnelle souffrir de sa médiatisation ?

En définitive, les question que se poseront tous les amoureux de cette discipline sont les suivantes : Combien de temps encore nous ennuyera-t-on avec des matchs qui se jouent hors du ring ? Intêtrets économiques et médiatisation ont-ils définitivement avili ce noble art, en le réduisant à un vulgaire spectacle, à du chiqué, orchestré comme un combat de catch ?

Nico (28/09/2009)
Par La Bile - Publié dans : politique - Communauté : commentaires sur actualité
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 13:09
Lundi matin, "Téléstar" nous vendra sa Une gràce au colon de Jhonny!

Mais c'est qu'il a passé de vilaines vacances le petit Jhonny. Interviewé par le dit magazine, jhonny raconte sa pénible mésaventure :

"Je rassure tout le monde, tout va bien maintenant, mais je suis sorti d'une pénible opération. J'ai eu un gros problème (...) Suite au décès de Michael Jackson, les assureurs de ma tournée m'ont demandé de faire un bilan de santé plus complet. À cette occasion, les médecins ont découvert que j'avais un petit cancer sur le colon. On me l'a donc enlevé, et c'est fini"

On ne saura jamais si le gros problème fut le décès de Michael jackson, le bilan de santé plus complet (brrr, il fait froid dans cette salle d'attente!) ou bien encore et c'est le plus vraisemblable l'énorme malus qu'il va prendre sur ses assurances du haut de ses 67 ans. Et oui, tu vieillis jhonny...

Ben (26/09/2009)
Par Desnèfles - Publié dans : divertissement
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 21:50
Avec la sortie du film "Coco avant Chanel", la polémique sur la propagande en faveur du tabac renaît, une fois de plus, de ses cendres. Certes, la nocivité du tabac n'est plus à prouver et la mauvaise influence sociale reste un facteur important de tabagisme. Mais quel est le prix à payer d'une campagne anti-tabac d'information et de prévention ?

Je ne souhaite pas remettre en question ici la légitimité de la lutte contre le tabac qui me semble un projet louable et devant tenir de la responsabilité de chacun, mais plutôt poser la question d'une certaine responsabilité face à l'histoire, au devoir de mémoire.

Interdire la mise en place d'affiches représentant Coco Channel (Audrey Tautou) fumant dans son lit me semble une décision discutable. Mais bien pire que cela, à mon sens, sont la disparition de l'inséparable pipe de Mr Hulot, ou du mégot de Sartre sur des photos que je n'hésiterai pas à qualifier d'historiques. 

Après tout, pourquoi ne pas également supprimer le cigare de Che Guevarra, celui de Castro ou interdire à la vente les posters de Bob Marley le représentant, hilare, en train de rouler un joint de Marijuana illégale. Combien d'icônes devront subir telle punition ? Brassens, Brel et Ferré ? Gainsbourgh ? James Dean ?... Comment prendre d'ailleurs le cas du sous-commandant Marcos, qui, lui, arbore une pipe éteinte ? Va t-on monter une fleur entre les lèvres de Prévert sur la couverture de son admirable recueil de poèmes : Paroles ? Punira-t-on les parents irresponsables qui apprennent à leurs enfants ce petit chant de mon enfance : J'ai du bon tabac... Ou juste leur conseillera-t-on de préférer Gentille alouette (Chanson un peu perverse il est vrai mais absolument inoffensive pour la sécurité sociale.)

Tous ces exemples, par une vague ironie, cherchent en réalité à refléter le dilemme d'une démarche se confrontant à la valeur hautement significative et symbolique d'un détail. 

Nous pourrions également entrer dans des considérations esthétiques : ne vous êtes vous jamais arrêté à contempler une photographie en noir et blanc, prise dans un obscur club de jazz ; où les volutes bleutées d'une cigarette abandonnée dans un cendrier encerclent, cachent et dévoilent en même temps, le sourire ou le regard transcendé d'un musicien ? 

Mais tenons nous en, pour la cohérence de notre discours, au simple problème historique. Comment nomme-t-on ce phénomène volontaire d'effacement des traces désagréables de notre histoire ? Du révisionnisme il me semble.
Du révisionnisme bien pensant, du révisionnisme de détail, mais du révisionnisme quand même. 

Il y a de quoi se surprendre de se dont nous sommes capables avec toutes les meilleures intentions du monde. Avec un soupçon de négligence et un léger rideau de fumée devant les yeux.

Vive la mémoire et vive l'histoire !
Par Desnèfles - Publié dans : société
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 23:04

Tout d'abord, parce que c'est une métaphore. La métaphore du corps malade, du corps social malade à en vomir. La bile est une sécrétion verdâtre que l'on expulse quand on n'a plus rien d'autre dans le bide que ses tripes et ses boyaux. La bile est acide, corrosive et elle irrite la gorge. 

Ensuite, parce qu'écrire est une nécessité tout aussi impérieuse que le hoquet. Un besoin de soulagement après un haut-le-coeur... Et comment ne pas être pris de nausée face à l'indifférence devant un monde autodestructeur. Face à notre propre impuissance à infléchir le cours d'une histoire absurde tant elle s'aveugle dans sa propre violence.

Enfin, parce que nous l'avons connu dans notre chair, le goût âcre et amer de cette substance. Parce qu'elle s'est nourrie du stress et de la pollution du monde. Parce que nous avons appris à vomir debout. Parce que nous voulons et nous devons dire ce que nous pensons. Et que c'est urgent. 

Vive la liberté, vive l'anarchie !

 

Par Desnèfles
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